Réflexion sur le wokisme au cinéma

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Tout lecteur qui a rencontré les héroïnes et héros classiques occidentaux dans des livres s’en est fait une image mentale globalement vague (allure, taille, voix…), mais avec deux points très précis, le sexe et la couleur de peau.

Voir Marie-Antoinette incarnée par un bûcheron malien, Sherlock Holmes joué par une naine ventripotente, Obélix sous les traits d’un vieillard unijambiste ou Milou représenté comme une pieuvre bleue télépathe, n’a strictement aucun intérêt.

Un tel changement dans ces traits opéré par un réalisateur idéologue ne peut avoir que l’objectif de « choquer le bourgeois pour l’éduquer ». Or le pauvre bourgeois que je suis, que nous sommes nombreux à être, n’attend pas d’un film qu’il lui donne une leçon. Il trouve même cela fort désagréable, et n’étant pas masochiste il évite le film ou la série, ce qui va souvent contre l’intérêt de l’idéologue, à moins qu’il ne soit subventionné et se fiche pas mal de la rentabilité de son œuvre.

Plutôt que de transformer des héros existants, pourquoi ne pas en créer de nouveaux, avec les « bons » attributs de genre et de couleur ? Et bonne chance aux créateurs !

2 réponses

  1. Avatar de stupendousmortally2612f0d013
    stupendousmortally2612f0d013

    Très bon article M.Pascual,je vous approuve.Rendez-nous Milou et ne transformez pas Haddock en buveur d’eau minérale ou de jus de rutabaga.

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  2. Avatar de Gilles Pascual
    Gilles Pascual

    Merci, ô Stup’ si je puis me permettre cette familiarité.
    Rendre Milou ? J’aime bien ma pieuvre bleue, pas vous ? Milou est resté à Moulinsart pour jouer avec ses invités Idéfix et Rantanplan.

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