Je fais beaucoup la cuisine, j’aime ça !
(Attends… le premier qui me traite de gonzesse je le dénonce aux milices macroniennes !)
Bref, je fais la cuisine, c’est-à-dire j’épluche, nettoie, découpe, etc.
… Dans la cuisine.
Mais les sources de musique sont dans le séjour, et je n’ai pas envie que ça gueule dans la maison.
Alors quand je suis dans la cuisine, je chantonne.
« Mais dis donc, c’est qu’elle est vraiment passionnante ton histoire ! Que chantonnes-tu, petit Gilles ? »
Ce qui me passe par la tête, c’est-à-dire n’importe quoi, en général des trucs atroces qui datent de l’an pèbre ou même d’avant.
Vous savez, le syndrome de la musique infâme qui ne vous lâche pas ?
Ces derniers temps, c’était horrible, j’étais scotché sur « les 3 cloches » de Piaf / les compagnons de la chanson.
Et cette cloche qui sonne, sonne, sonne, pour Jean-François Nicot, qui ne me lâchait plus tel un sparadrap du capitaine Haddock, me faisait redouter de me mettre à l’épluche.
Et puis je reçois un Whatsapp de mon ex-compagne, Sophie, qui me demande des nouvelles de Samba (ma chienne, ou plutôt notre chienne, dont l’arrière-train a été infecté récemment).
Je lui réponds que ça va, tout en jetant machinalement un coup d’œil sur ledit arrière-train, que le véto avait entièrement tondu pour permettre les soins.
À ce stade crucial du récit, j’entends votre impatience, « on s’en fout du cul de ta chienne ! ».
Holaaa ! Hé ! Du calme, hein ! J’y arrive !
Ce spectacle d’un derrière rasé m’a rappelé une chanson paillarde qui disait (les enfants, allez au lit) « Non, tu ne verras plus / les poils de mon cul / j’en ai fait des brosses », vous connaissez peut-être.
Je ne me souviens plus de l’air ni des autres paroles, mais ces quelques mots que je scande aujourd’hui sur un rythme de reggae ont remplacé avantageusement le village au fond de la vallée de Nicot.
Avec en plus un aspect créatif : j’essaie d’imaginer une mélodie adaptée à ces paroles licencieuses et de leur trouver une suite.
Le bonheur de m’être débarrassé de l’antienne de Piaf inonde aujourd’hui ma maison.

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