J’ai trouvé un itinéraire à travers Préty très sympa pour promener Samba. 45-50 min, nous passons à côté de points d’eau (elle se baigne), à côté de vaches (elle les engueule), etc. Parfois nous rencontrons des canidés amis qui promènent leurs maîtres eux aussi.
Nous faisons la balade deux fois par jour. Une première fois quand il ne fait pas encore 30 °C, puis quand ça redescend en dessous de 30 °C.
Aujourd’hui en fin d’aprème nous approchons d’un immense platane, fierté de Préty, qui se dresse tout près de l’église, quand un coucou perché sur l’arbre nous interpelle. Je ne comprends pas le coucoutien, mais je devine à la réaction de ma bergère qu’il ne nous fait pas des compliments. Elle se met à ronfler, file en contrebas du coucou, lève la tête et lance quelques jappements brefs. Le coucou se tait, puis coucoule un poil plus fort… Samba n’en peut plus et lance une salve d’aboiements à pleine puissance. Amusé, j’attends la réaction de l’oiseau quand soudain l’église se met à sonner 18 heures.
L’église a beau être petite, tous ceux qui connaissent la campagne ont une idée du vacarme que font des cloches qui sonnent à quelques dizaines de mètres. J’ai d’ailleurs sursauté, ne m’y attendant pas.
Mais Samba, elle, attendait la riposte du coucou ! Et c’est un coucou invisible et gigantesque qui lui a répondu six énormes coups de tonnerre, avec plein de vibrations…
Elle a bondi en l’air, rabattu sa queue sous son ventre et est revenue vers moi en trottinant prudemment, l’oreille basse, jetant des coups d’œil inquiets vers le haut de l’arbre…
Dans sa mythologie personnelle est né le Supercoucou du Platane.

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